Parti socialiste de St-Blaise > Genre ... trop cool !

Discours des 18 ans lors du 3 février 2014

Discours du 3 Février par Axel Rieben, 18 ans

 

Le monde va mal

Mesdames, messieurs,

Nous les jeunes Saint-Blaisois allons bientôt ou avons déjà eu dix-huit ans. Dix-huit ans, nous sommes donc citoyens, c’est là que commencent les responsabilités et c’est aussi là que nous entrons réellement dans la société. Cette société occidentale, où tout est instantané, nous cherchons toujours à aller plus vite, toujours plus loin. Où nous n’avons plus de temps de nous arrêter, de nous poser et de méditer. Nous sommes sans cesse bombardés d’information au point de ne plus pouvoir trier l’utile de l’inutile. Nous consommons toujours plus ; toujours à l’affut du dernier model d’IPhone, de la dernière paire de chaussures à la mode ou d’une télévision plus grande. Nous nous divertissons avec des émissions plus débiles les unes que les autres. Tout cela pour oublier une vérité que pourtant nous connaissons tous ; notre monde va mal.

Notre planète, souillée et épuisée par les générations précédentes, se réchauffe au rythme d’un cheval au galop, si bien que cela perturbera bientôt l’écosystème jusqu’à un point de non-retour. Nous sommes toujours en quête de croissance ; mais pourquoi vouloir croître, alors même que nous savons pertinemment qu’un jour nos ressources vont manquer. Pourquoi vouloir croître, en sachant que cela creuse les inégalités sociales, que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent. Rappelons-nous, que la croissance n’est pas un progrès. Et qu’un progrès n’en est un, que s’il entraine plus de positif que de négatif à long terme.

Nous produisons trop. Mais au lieu de travailler moins pour abaisser cette production, nous avons créé une société basée sur la consommation. Le principe fondamental du travail est donc rompu. Nous ne travaillons plus pour un besoin, mais pour des biens de consommations, des envies. Des envies superflues administrées par les médias et leurs publicités. Ces publicités diffusées elles-mêmes par des producteurs, le plus souvent des multinationales, afin de créer un manque, là où il n’y en a pas.

Notre système économique s’effondre. La dette mondiale ne pourra jamais être remboursée. Le marché boursier qui à la base est une bonne invention, a été perverti, si bien qu’il est utilisé à des fins d’enrichissement personnel.

Nous somme dans l’ère des fast-foods, des plats surgelés et des sodas. Notre alimentation est toujours plus grasse, toujours plus pauvre en nutriments, avec toujours plus d’additifs, composé d’un nombre incroyable de saveur qui sont le sucré et le salé. Non seulement, on le sait tous, ce mode d’alimentations nuit à la santé ; mais il nuit aussi, de part tous les emballages nécessaires à l’environnement.

Dans notre société, chaque individu est contraint d’être compétitif, de réussir professionnellement, d’accéder à l’argent. Même le système éducatif nous enseigne sur ce schéma. Mais au final, à force de rechercher la performance, on oublie de réellement vivre.

Bref, le monde va mal et franchement (…). Voilà.